L'utilisation des chevaux de trait:
Les chevaux de trait ont subi depuis la moitié du 20ème siècle, une importante diminution des effectifs provoquée par la mécanisation des travaux agricoles. Egalement on a constaté la transformation de certaines races, alourdies par une sélection de plus en plus tournée vers la boucherie. Certaines races furent même menacées de disparition tel le Trait poitevin (77 naissances de Traits poitevins en 2001, par exemple).
Heureusement, depuis quelques années, de nombreuses initiatives visent à trouver de nouveaux débouchés pour les chevaux de trait.
L'attelage de loisirs constitue aujourd'hui un des débouchés les plus sûrs, à tel point que de nombreux syndicats de race tendent à alléger les modèles et à relever les allures (Percheron Diligencier, Postier Breton...). Un label "attelage" a même été créé par les syndicats de race, comme le Cob Normand.
L'attelage de compétition illustre le fait que ces animaux peuvent aussi être des sportifs affûtés...
Chaque département de Haute-Normandie est doté d'une association d'attelage : l'A.A.S.M., Association d'Attelage de Seine-maritime dont le Président est Monsieur Bréant et l'A.D.A.E., Association Départementale d'Attelage de l'Eure dont le Président est Monsieur Cuvilliers.
On voit apparaître des municipalités engagées qui réintroduisent les chevaux de trait au service de la population (ramassage scolaire, arrosage des plantes, entretien des espaces, réinsertion sociale, etc) comme à Trouville-sur-mer où s'est tenu le 4ème Congrés des Chevaux Territoriaux en 2006 ou bien à Rambouillet, à St Pierre sur Dives...
Les nombreuses initiatives en faveur de l'entretien des espaces verts, la collecte des déchets... ouvrent de nouvelles perspectives aux chevaux de trait ; la visibilité de ces initiatives permet une sensibilisation plus large à l'avenir de ces animaux. D'ailleurs, pour certaines cultures (parcelles en pente, vignes, surfaces réduites...), l'utilisation de la traction animale peut se révèler aussi rentable que celle des tracteurs. Le débardage en forêt se développe dans les zones montagneuses où l'animal est sinon plus productif qu'un engin à moteur, plus respectueux des écosystèmes fragiles.
Il existe une association qui oeuvre dans ce sens en Haute-Normandie, il s'agit de l'association Défi Caux basée à Criquetot-L'Esneval (76). En effet,le littoral de la Seine-Maritime est surplombé par des falaises, avec au Nord de petites valleuses (vallées sèches suspendues au dessus de la mer en raison du recul rapide de la falaise). La plupart de ces zones sont des espaces naturels sensibles protégés par le Conservatoire du Littoral.
Située entre le Cap d'Antifer et Etretat, la valleuse du Tilleul couvre une surface de 96 hectares sans construction ni équipements. Les oiseaux y sont omniprésents, plus de 200 espèces ont été recensées.
Avec le soutien de l'Etat ; du Département de la Seine-Maritime, de l'Agence de l'eau et de la communauté de communes, l'association Défi Caux fait appel au cheval pour assurer sa mission de préservation de la nature et d'accueil du public sur ce site grâce notamment aux vertus de la traction animale plus respectueuse de l'environnement.
L'association Défi Caux dispose de deux chevaux de trait : Horace (Cob normand) et Milord de la Croix (Trait ardennais prêté par les Haras Nationaux).
Aidée de la Brigade du littoral, l'association réalise le suivi scientifique, surveille et entretient le site et propose des animations pédagogiques ainsi que des promenades en calèche. Elle a également mis sur pied l'opération "Jument verre" qui consiste à collecter le verre jeté par les restaurants d'Etretat.
Pour plus d'informations vous pouvez contacter, l'association Défi Caux au 02.35.28.39.28.
La Seine-Maritime recèle un élevage de traits spécialisé dans la production de lait de jument à Campneuseville précisément. Qu'il soit frais ou en poudre, ce lait possède des vertus formidables, c'est le plus proche du lait maternel. Madame Wabbes, gérante de l'exploitation, fabrique également des produits dérivés comme les savons, la poudre de lait pour le bain, du pain au lait de jument qu'elle vend partout en France et à l'étranger.
Pour consulter une vidéo sur la Ferme Chevalait à partir du site de la Web TV du Département de Seine-Maritime, cliquer sur ce lien.






