Les chevaux de trait ont subi depuis la moitié du 20ème siècle, une importante diminution des effectifs provoquée par la mécanisation des travaux agricoles. Egalement on a constaté la transformation de certaines races, alourdies par une sélection de plus en plus tournée vers la boucherie. Certaines races furent même menacées de disparition tel le Trait poitevin (77 naissances de Traits poitevins en France pour l'année 2001).
Heureusement, depuis quelques années, de nombreuses initiatives visent à trouver de nouveaux débouchés pour les chevaux de trait. Il existe 9 races de chevaux de trait en France.
L'attelage de loisirs constitue aujourd'hui un des débouchés les plus sûrs, à tel point que de nombreux syndicats de race tendent à alléger les modèles et à relever les allures (Percheron Diligencier, Postier Breton...). Un label "attelage" a même été créé par les syndicats de race, comme le Cob Normand.

L'attelage de compétition illustre le fait que ces animaux peuvent aussi être des sportifs affûtés...
Chaque département de Haute-Normandie est doté d'une association d'attelage : l'A.A.S.M., Association d'Attelage de Seine-maritime dont le Président est Monsieur Didier CRESSENT et l'A.D.A.E., Association Départementale d'Attelage de l'Eure dont le Président est Monsieur Yves DAUGER. En plus il existe d'autres associations locales trés dynamiques comme l'Association d'attelage de La Haule présidée par Raymond Codevelle. 
Voir plus d'articles sur l'attelage en Haute-Normandie:
Les chevaux territoriaux:
Ces dernières années, on voit apparaître des municipalités engagées qui réintroduisent les chevaux de trait au service de la population (ramassage scolaire, arrosage des plantes, entretien des espaces, réinsertion sociale, etc) comme à Trouville-sur-mer où s'est tenu le 6ème Congrés des Chevaux Territoriaux en octobre 2008 ou bien à Etretat, Rennes, Boulogne-sur-Mer, Brest, Quimper, Lyon, Meudon, Pau, Cabourg, Rambouillet, St-Pierre-sur Dives...
Les nombreuses initiatives en faveur de l'entretien des espaces verts, la collecte des déchets... ouvrent de nouvelles perspectives aux chevaux de trait ; la visibilité de ces initiatives permet une sensibilisation plus large à l'avenir de ces animaux. D'ailleurs, pour certaines cultures (parcelles en pente, vignes, surfaces réduites...), l'utilisation de la traction animale peut se révèler aussi rentable que celle des tracteurs. Le débardage en forêt se développe dans les zones montagneuses où l'animal est sinon plus productif qu'un engin à moteur, plus respectueux des écosystèmes fragiles. Plus prés de chez nous, en Seine-Maritime, les chevaux de trait sont régulièrement utilisés pour le nettoyage des berges de la Seine grâce au travail de débardage effectué par des meneurs expérimentés. Que ce soit pour le pâturage ou pour la traction animale, les équidés se révèlent trés utiles dans la gestion des espaces naturels sensibles.
Sur le littoral seinomarin, il existe une association qui oeuvre dans ce sens en Haute-Normandie, il s'agit de l'association DEFI CAUX (Développement Emploi Formation Insertion en Pays de Caux) basée à Criquetot-L'Esneval (76). En effet, la Côte d'Albâtre est surplombée par des falaises, avec au Nord de petites valleuses (vallées sèches suspendues au dessus de la mer en raison du recul rapide de la falaise). La plupart de ces zones sont des espaces naturels sensibles protégés par le Conservatoire du Littoral.
Située entre le Cap d'Antifer et Etretat, la valleuse du Tilleul couvre une surface de 96 hectares sans construction ni équipements. Les oiseaux y sont omniprésents, plus de 200 espèces ont été recensées.
Avec le soutien de l'Etat, du Département de la Seine-Maritime, de l'Agence de l'eau et de la communauté de communes de Criquetot l'Esneval, l'association Défi Caux fait appel au cheval (aux équidés plus généralement) pour assurer sa mission de préservation de la nature et d'accueil du public sur ce site grâce notamment aux vertus de la traction animale plus respectueuse de l'environnement.
L'association Défi Caux dispose de deux trait de race Cob normand: Pharceur et Quiqui la praline. Aidée de la Brigade du littoral, l'association réalise le suivi scientifique, surveille et entretient le site et propose des animations pédagogiques ainsi que des promenades en calèche. Défi Caux a également mis sur pied l'opération "Jument verre" qui consiste à collecter le verre jeté par les restaurants d'Etretat. Grâce à un partenariat avec l'association nationale de l'Ane normand, un quinzaine d'ânes normands paturent tranquillement sur le site aux côtés de vaches bretonnes et de chèvres pour une gestion douce dans le respect des traditions pastorales.
Pour plus d'informations vous pouvez contacter, l'association Défi Caux au 02.35.28.39.28. ou voir fiche contact de Défi Caux.

Pour illustrer ce propos, il est possible de visionner un reportage sur le nettoyage des berges de la Seine normande.
Lire un article surles Chevaux territoriaux en Seine-Maritime.
Lire un article sur le Cheval citoyen en France.
Pour en savoir plus, il existe un site internet "ressources" sur le cheval au travail: http://hippotese.free.fr/
Le lait de jument:
Autre utilisation possible des chevaux de trait, encore plus insolite, la production de lait de jument et la fabrication de produits dérivés type savons, shampoings... Pour illustrer cette activité, la Web-tv de Seine-Maritime vous propose une vidéo sur la ferme Chevalait.
Chevalait a déménagé dans l'Orne à présent mais il y a une autre ferme en Seine-Maritime qui propose du lait de jument et ses produits dérivés : la ferme Gronïng à Grumesnil.
On a beaucoup parlé des chevaux dans cette rubrique mais il existe autant d'initiatives autour des ânes à découvrir dans la rubrique consacrée aux ânes en Haute-Normandie.